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Lol y los Pícaros sort son nouveau single Never Mind (2025)

Un riff qui ne demande pas la permission

Trois secondes. C'est tout ce qu'il faut à "Never Mind", le nouveau single de Lol y Los Pícaros, pour vous planter le décor. La guitare crasseuse sonne comme si elle traînait dans un garage depuis 1965, avec une rage qui ne demande l'avis de personne. Ce morceau débarque sur toutes les plateformes et donne immédiatement envie de foutre son ampli par terre pour monter un groupe avec les copains dès demain.

Les paroles ? Classique du loser amoureux. Notre héros pédale comme un fou pour conquérir un cœur, mais la vie s'acharne. Frères trop protecteurs. Pères au foie fragile. Mères allergiques aux fleurs. Le type n'arrive pas à souffler. Mais il insiste, pose ses questions, jusqu'à lâcher ce fameux "Yeah, never mind" avec un sourire en coin. Ça, c'est du garage rock authentique.

Le son brut qui fait du bien

CR INDIE, au Costa Rica, a tapé dans le mille en qualifiant ce titre de "brut et pur". Oui, c'est une démo. Et tant mieux. Les démos, c'est là où bat le cœur du rock. Trop de groupes polissent leur son jusqu'à le rendre stérile. Lol y Los Pícaros ne jouent pas ce jeu-là.

La production est honnête. On entend la pièce, l'énergie de quatre musiciens enfermés dans une prise, pas des semaines de réenregistrement en studio aseptisé. C'est l'esprit des Sonics ou des Seeds, qui semblaient toujours sur le point d'exploser dans vos enceintes. Cette chanson porte le même flambeau.

Et cette voix ? Vive, urgente. Le chanteur va vous attraper par le col. Ça marche parce que ce n'est pas parfait. C'est vrai.

Du Paris des caves à l'international

Lol y Los Pícaros, ce n'est pas une histoire linéaire. Le duo s'est formé en 2022, et depuis le premier jour, ils poursuivent un son fantôme. Ils ont cette double personnalité : guitares garage des années 60 qui percutent les rythmes frénétiques du rock hispanique. Ça ne devrait pas fonctionner. Et pourtant.

Le groupe a traversé des changements de line-up, des heures dans les caves et petites salles parisiennes, construisant un son qui refuse de se faire apprivoiser. Pas de compromis, pas de politesse. Du brut, de l'urgence, de l'intransigeance.

L'EP Un Poco De Amor (2024) posait déjà les bases avec sept titres bilingues saturés de fuzz. Mais "Never Mind" marque une étape. Plus serré, plus méchant, plus concentré.

Deux langues, un seul poing

Ce qui distingue Lol y Los Pícaros de la moitié des groupes garage, c'est qu'ils se fichent des frontières. Ils chantent en anglais et en espagnol, parfois dans la même phrase. Leurs riffs portent l'écho des clubs crasseux de Londres et des arrière-salles de Madrid. Un pied dans le passé, oui, mais les deux pieds qui tapent fort dans le présent.

Ce bilinguisme n'est pas un artifice. C'est leur ADN. Il ouvre le son, puise dans différentes traditions, et rend leur musique plus grande qu'une simple scène locale. Garage rock parisien rencontre feu latin. Une combinaison qui mérite votre attention.

Pourquoi c'est important

On a enterré le garage rock une quinzaine de fois depuis les sixties. Mais l'esprit refuse de crever. Des groupes comme Lol y Los Pícaros le prouvent. Ils ne jouent pas au vintage, ne s'habillent pas en costume pour faire comme si on était en 1966. Ils font de la musique vivante, maintenant.

"Never Mind" fonctionne parce que c'est honnête. La production est rugueuse, les paroles sont réelles, l'énergie indéniable. Dans un monde de musique calibrée pour les algorithmes et TikTok, ce morceau sonne comme un majeur tendu. Et c'est exactement ce qu'il nous faut.

Montez le son. Défoncez vos enceintes. Plongez dans le bordel.

Écoutez "Never Mind" sur Spotify ou regardez le clip sur YouTube .